I am also very happy to accept the degree of Doctor Honoris Causa from the prestigious University of Sankoré, the African continent’s most ancient higher education institution. Like Djingareyber and Sidi Yahya, this university has been the alma mater of the town’s 180 Qu’ranic schools and the birthplace of the many scholarly works which became uniquely influential in Africa during the Middle Ages. The sum of all that knowledge has been preserved in the richly-stocked libraries of Timbuktu which house thousands of manuscripts, most of them written by scholars born in the town. This tradition of learning and the transmission of knowledge is at the heart of Islam and the practise of the faith….

I shall always remember this honorary doctorate as proof of the harmony between intellect and faith which is Islam’s blessing to Muslims.

Official English version — Click here for the official French version

Bismillah ir-Rahman ir-Rahim.

Minister, General Kafougouna Koné,
Regional Governor, Colonel Mamadou Togola,
Mayor Ould Mahmoud,
Imam ben Essayouti of the Djingareyber Mosque,
Imams of the Sankoré and Sidi Yahya Mosques,
Grand Qadi of Timbuktu,
Honoured guests,
Ladies and Gentlemen:

Assalamu alaikum.

Allow me first of all to thank Minister Koné, Mayor Said Ould Mahmoud, and Imam ben Essayouti for their very kind words.

I should also like to express my thanks to the alumni, students and scholars of Timbuktu for presenting me with these honours. I am also grateful to the Governor and citizens of the city for the warm welcome extended to me and my family.

I have precious memories of my last visit to Timbuktu during which you presented me with the title of “Honorary Citizen” which I bear with very great pride. At the same time, I feel extremely humble, since there can be no greater honour than to be accorded citizenship of a city that has always been renowned for its dedication to the quest for knowledge.

Amid such a worthy and learned gathering I am reminded of the verses of the Holy Qur’an in which Allah reminds us that He gives the blessing of wisdom to whoever He wills, but only those with intelligence remember that He has done so.

Amid such a worthy and learned gathering I am reminded of the verses of the Holy Qur’an in which Allah reminds us that He gives the blessing of wisdom to whoever He wills, but only those with intelligence remember that He has done so. My most sincere prayer is that I, my fellow citizens of Timbuktu and my brothers and sisters in Islam can continue our journey to bring greater wisdom and understanding to all.

For a thousand years, Timbuktu has been a town noted for its hospitality. Here, the desert and the River Niger converge and travellers arriving from across the Sahara have found a friendly welcome and an environment of knowledge and profound faith, as well as a cosmopolitan culture. Today, I feel honoured and proud to belong to this town which has made a lasting contribution to the enrichment of Islam and world civilisation, not only through its scholarship but also in its role as a crossroads where rich cultural and commercial exchanges between Africa, Europe and Asia which have taken place.

I am also very happy to accept the degree of Doctor Honoris Causa from the prestigious University of Sankoré, the African continent’s most ancient higher education institution. Like Djingareyber and Sidi Yahya, this university has been the alma mater of the town’s 180 Qu’ranic schools and the birthplace of the many scholarly works which became uniquely influential in Africa during the Middle Ages. The sum of all that knowledge has been preserved in the richly-stocked libraries of Timbuktu which house thousands of manuscripts, most of them written by scholars born in the town. This tradition of learning and the transmission of knowledge is at the heart of Islam and the practise of the faith.

I am delighted to receive this degree in such a prestigious centre of Islamic erudition, facing the historic Djingareyber Mosque built in the 14th century in the reign of Emperor Mansa Kankou Moussa by the architect Abu Ishaq as-Saheli.

This mosque is the oldest and most typical example of a unique style of earth architecture developed in the very earliest years of Islam in West Africa and which survives to this day. Today, however, the process of rapid change means that the region is threatened with the loss of technical expertise and the disappearance of the traditional banco technique. That is why the Aga Khan Trust for Culture and Mali’s Ministry of Culture, in cooperation with the mosque’s governing body, have launched this heritage conservation programme with the aim of reviving traditional construction techniques, improving the state of preservation of the buildings, and ensuring their long-term maintenance so that they can be passed on to future generations.

I shall always remember this honorary doctorate as proof of the harmony between intellect and faith which is Islam’s blessing to Muslims.

Thank you.

Official French version

Bismillah ir-Rahman ir-Rahim.

Monsieur le Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales, Général Kafougouna Koné,
Monsieur le Gouverneur de la Région de Tombouctou, Colonel d’Aviation Mamadou Togola,
Monsieur le Maire de la Commune de Tombouctou, Said Ould Mahmoud,
Cher Imam ben Essayouti de la Mosquée de Djingarey ber,
Chers Imams des Mosquées de Sankoré et de Sidi Yahya,
Monsieur le Grand Qadi de Tombouctou,
Chers Invités,
Mesdames et Messieurs:

Assalamu alaikum.

Permettez-moi tout d’abord de remercier Monsieur le Ministre Koné, Monsieur Said Ould Mahmoud, Maire de la Commune de Tombouctou et l’Imam ben Essayouti pour leurs très aimables paroles.

J’aimerais également exprimer mes remerciements aux anciens, étudiants et aux érudits de Tombouctou de m’avoir attribué ces diplômes. Ma gratitude va également au Gouverneur et aux citoyens de la ville pour l’accueil chaleureux qu’ils m’ont réservé ainsi qu’à ma famille.

Je garde en mémoire le souvenir précieux de ma dernière visite à Tombouctou au cours de laquelle vous m’avez gratifié du titre de « Citoyen d’honneur » que je porte avec une très grande fierté. Et je me sens à la fois extrêmement humble, car il n’existe sans doute pas de plus grand honneur que celui de se voir attribuer la citoyenneté d’une ville renommée pour s’être, de tout temps, consacrée à la quête de la connaissance.

Au sein d’une assemblée si estimable et si lettrée, me reviennent en mémoire les versets du Saint Coran où Allah nous rappelle qu’Il donne la sagesse comme bénédiction à qui Il veut, mais que seuls ceux dotés d’intelligence s’en souviennent.

C’est ma prière la plus sincère, qu’avec mes concitoyens de Tombouctou et mes frères et sœurs en Islam, nous puissions poursuivre notre voyage pour apporter à chacun plus de sagesse et de compréhension.

Depuis mille ans, Tombouctou est une ville hospitalière. En ce lieu convergent le désert et le fleuve Niger et de tout temps, les voyageurs arrivant de par-delà le Sahara, y ont trouvé un accueil amical et un environnement de savoir et de foi profonde, ainsi qu’une culture cosmopolite.

Je suis honoré et fier d’appartenir à présent à cette ville qui a durablement contribué à l’enrichissement de l’islam et de la civilisation mondiale, non seulement à travers son érudition, mais également de par son rôle de carrefour où ont eu lieu de fructueux échanges culturels et commerciaux entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie.

Je suis également très heureux de recevoir ici le titre de Docteur Honoris Causa de la prestigieuse université de Sankoré, la plus ancienne institution universitaire du continent africain. Cette université, tout comme Djingarey ber et Sidi Yahya, a été l’alma mater des 180 écoles coraniques établies dans la ville et le berceau d’un grand nombre d’ouvrages savants qui ont exercé une influence inégalée en Afrique à l’époque médiévale. Cette somme de connaissances a été préservée dans les riches bibliothèques de Tombouctou qui comptent des milliers de manuscrits, écrits en grande partie par des savants originaires de la ville. Cette tradition de savoir et de transmission de la connaissance est au cœur de l’islam et de la pratique de la foi.

Je suis très heureux de recevoir ce diplôme dans un centre d’érudition islamique aussi prestigieux, face à la Mosquée historique de Djingareyber érigée au 14ème siècle sous le règne de l’empereur Mausa Kankou Mousa, par l’architecte Abou Ishaq as-Sahéli.

Cette mosquée est l’exemple le plus ancien et le plus représentatif d’un type unique d’architecture en terre qui est né dans les toutes premières années de l’Islam en Afrique de l’Ouest et a survécu jusqu’à nos jours. Aujourd’hui cependant, le processus de changement rapide fait peser sur cette région la menace de la perte des connaissances techniques et de la disparition de la tradition du banco. C’est pourquoi le Trust Aga Khan pour la Culture et le Ministère de la Culture du Mali, en collaboration avec tous les responsables des mosquées, ont entrepris ce programme de conservation de ce patrimoine avec l’objectif de raviver les pratiques traditionnelles de construction, améliorer les conditions de préservation des bâtiments et assurer leur entretien sur le long terme, pour qu’ils puissent être transmis aux générations futures.

Ce doctorat honoris causa restera toujours dans ma mémoire comme le témoignage d’une bénédiction de l’islam aux musulmans qui est la consonance de l’intellect et de la foi.

Merci.

His Highness the Aga Khan IV

SOURCES

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